Le stress est une « réponse aspécifique de l’organisme à toute demande qui lui est faite ».

Les événements et circonstances qui créent le stress sont appelées STRESSEUR ou FACTEURS DE STRESS.

Le bruit, les changements de température, les délais manqués, le mariage, une dispute, toute situation qui demande une adaptation, plaisante ou déplaisantes, sont des facteurs de stress. Les événements que nous vivons et les pensées que nous avons, nous forcent constamment à nous adapter ; c’est cela la vie.

Il devient évident que notre but n’est pas d’éliminer totalement le stress. Un manque de stimulation suffisante dans notre vie est, en soi, une grande cause de stress. Notre but, c’est plutôt de réduire les facteurs de stress inutile dans notre vie, et de réduire notre réponse physiologique face à eux.

La plupart d’entre nous utilisent incorrectement le mot stress alors qu’en fait nous désirons parler de détresse en anglais DISTRESS, ce qui nous amène à dire qu’il y a deux types de stress : l’eustress (stress positif) et la détresse (stress négatif)

Nous sommes tous habitués à la détresse, au sentiment d’abandon, de frustration, de déceptions ainsi qu’aux maux de tête, estomac noué, fatigue, malaise, etc.…, Qui montrent que nous ne gouvernons pas la situation de façon adéquate.

Avec l’eustress, nous nous sentons stimulés, productifs, plein d’énergie, optimiste, maître à bord, lorsque nous faisons face à l’événement interpellant.

LE SYDROME GENERAL D’ADAPTATION : Le cycle du stress 

La notion de stress a été introduite par l’endocrinologue Hans Selye, qui publie en 1956 The stress of life (Le Stress de la vie). Il y décrit le mécanisme du syndrome d’adaptation, c’est-à-dire l’ensemble des modifications qui permettent à un organisme de supporter les conséquences d’un traumatisme naturel ou opératoire.

Le Dr Hans SELYE décrit le cycle du stress et ses trois stades.

Au stade de réaction d’alarme, le corps se met en état d’alerte en réponse à l’exposition initiale aux facteurs de stress. La résistance est diminuée, et si elle diminue trop, la personne peut même en mourir. C’est la réponse de lutte ou fuite dont nous discuterons plus tard.

Ensuite, vient le stade de résistance, dans lequel le corps élève, au-delà de la normale, son niveau de résistance pour s’adapter à l’exposition continue du facteur de stress.

Enfin, il y a le stade d’épuisement, dans lequel le corps n’a plus aucune énergie pour continuer à s’adapter aux facteurs de stress ; des signes de maladies liées au stress commencent à apparaître et peuvent mener parfois jusqu’à la mort.

Le Dr Hans SELYE appelle l’énergie nécessaire pour s’ajuster ou s’adapter aux facteurs de stress, l’énergie d’adaptation.

Un événement stressant provoque une réaction en chaîne qui débute dans le cerveau et aboutit à la production de cortisol par les glandes surrénales. Le cortisol active alors en retour deux zones du cerveau : le cortex cérébral pour qu’il réagisse au stimulus stressant (fuite, attaque, immobilisation…) et l’hippocampe, qui va apaiser la réaction. Si le stress est trop fort ou prolongé, l’hippocampe saturé de cortisol ne peut plus assurer la régulation. Le cortisol envahit le cerveau et installe une dépression. Les zones altérées sont principalement l’hippocampe, l’amygdale, le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal

Sous l’influence d’un stress intense, la réaction d’alarme, le stade de résistance et le stade d’épuisement se succède rapidement.

Avec un repos approprié, nous pouvons nous relever du stade d’épuisement.

Il semble y avoir deux types d’énergie adaptation : une énergie superficielle, vite disponible, remplaçable, et une énergie profonde, emmagasinées en lieu sûr, servant de réserves pouvant réapprovisionner l’énergie superficielle, mais seulement après un temps de repos ou un changement d’activité. Finalement nous épuisons tous nos stocks d’énergie profonde d’adaptation, nous devenons séniles et nous mourons. L’usure du corps résultant du stress conduirait à l’accumulation progressive de produits de déchets insolubles, tels que les dépôts de calcium dans les artères, les articulations, le cristallin de l’œil, et les pigmentations séniles. Ces modifications chimiques, selon Le Dr Hans SELYE, constitue le vieillissement

Nous pouvons choisir notre vitesse de vieillissement. Cela dépend beaucoup de notre attitude et de notre réponse émotionnelle. Si nous aimons notre travail, nous pouvons travailler très dur et créer du stress (eustress) et peu ou pas de détresse.

Si notre travail est frustrant, la majorité de notre stress sera de la détresse.

CE QUI DETERMINE NOTRE MANIERE DE REAGIR AUX FACTEURS DE STRESS

Les gens ressentent différemment et réagissent différemment aux mêmes situations. Ainsi, il est donc clair que ce n’est pas la situation mais notre perception de cette situation qui est importante

Une partie de nos réponses est déterminée par des facteurs de conditionnement interne, comme les expériences passées et les facteurs héréditaires, ou des réponses apprises provenant des parents des grands parents etc. durant l’enfance).

Il y a aussi des facteurs de conditionnement externe, comme le climat, les médicaments, l’alimentation.

Certains nutriments, comme les complexes de vitamines B, sont connus comme étant des nutriments antistress. S’il y a une quantité importante des complexes de vitamines B dans le régime alimentaire, nous supportons plus facilement le changement.

Mais si le régime est riche en sucre et en éléments très raffinés et travaillés industriellement, le corps est moins alimenté en nutriments antistress.

Pour vous donner une perspective plus large de certains de ses facteurs de conditionnement interne et externe, considérons rapidement cinq grands domaines :

Structurel

Stress musculaire et osseux, Traumatisme physique, Exercices inappropriés, Exercice insuffisant, Excès d’exercices, Mauvaise posture, Mauvaise adaptation au lieu de travail, Respiration superficielle

Environnemental

Sensibilité aux lumières fluorescentes, Sensibilité à des couleurs spécifiques,

Sensibilité au bruit, Pollution électromagnétique, Toxicité des métaux lourds, pollution de l’eau et de l’air, pesticides.

Émotionnel

Traumatisme émotionnel passé, Souci, angoisses actuelles et futures, Peur, phobies,

Problème d’estime de soi, Peur de l’échec et ou du succès. Programmation du passé

Comportemental

Sommeil inadéquat, drogues récréatives, médicaments.

Terrain familial dysfonctionnel, Perfectionnisme, Procrastination, Bourreau de travail

Manque d’aménagement du temps et de capacité d’organisation

Chimiques

Mauvais choix diététique, Déficience nutritionnelle, Allergies (sensibilité) alimentaire et environnementale.

Suite dans la partie 3, Comment mesurer votre stress